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Dans les rues de #3 … Morlaix (MX29 Graffiti Tour)

Bien le bonjour mon petit Maurice 

Aujourd’hui, je me suis dit qu’il serait temps que je te parle du Morlaix Graffiti Tour qui s’est déroulé cet été dans la jolie ville de Morlaix (wow, Margaux ce n’est pas comme si c’était indiqué dans le nom de l’événement…).

Sur l’invitation d’Anje et Zag, deux célèbres street artistes français, ce sont près de 35 artistes qui se sont donnés rendez-vous dans la cité du viaduc pour allier street art et patrimoine en juin dernier. De quoi colorer les murs de cette ville durant tout l’été !

Alors ça te dit une petite escapade à la (re)découverte de cette ville ? Let’s go !

Les organisateurs

Commençons par le commencement, et intéressons nous aux personnes à l’origine du projet : Anje et Zag.

Anje est originaire du Val d’Oise et a toujours baigné dans la culture hip hop, rap et graffiti. Son nom te dit peut-être quelque chose, car ce graffeur autodidacte depuis 1997 a pu prendre place au premier étage de DéDalE avec son oeuvre « Une amende de payée, 10 de retrouvées ! ». Souhaitant promouvoir la culture graffiti, il crée et devient responsable des Ateliers du Graff, prestataire qui gère le festival, en 2015.

Zag, quant à lui, est un enfant du pays, et est originaire de Morlaix. 

C’est en 2012 que Zag renaît artistiquement et choisi la rue comme terrain de jeu. Spécialiste de l’anamorphose, l’artiste nous piège, dévie les lois de la géométrie et est et reste une référence, selon moi, avec cette technique.

Suite à une première collaboration nommée « Le péché originel » il y a 4 ans au niveau du Quai du Léon, les deux artistes ont souhaité mettre en place un projet pour créer l’engouement autour du street art à Morlaix. Et c’est chose faite avec le MX29 Graffiti Tour.

Le festival 

Le festival a été réalisé avec le soutien de la ville de Morlaix, l’aval de l’ABF et des monuments historiques ainsi que la SNCF.

Ce MX29 Graffiti Tour s’est déroulé en deux temps : une première étape de préparation et création des œuvres, durant le mois de juin et une seconde étape de présentation au public et escapades urbaines, pour les mois de juillet et août.

Durant le mois de juin, ce sont près de 35 artistes qui se sont succédés afin de colorer progressivement les murs de la ville et les parer de plus de 25 œuvres, aux styles et techniques différentes. Pour ne pas dénaturer les murs de la ville, il a été décidé d’utiliser le plastigraff comme support des œuvres. Plastiquoi ? Le plastigraff est un plastique développé et breveté par les Ateliers du Graff, capable de recouvrir les murs et monuments de la ville et ainsi permettre aux artistes de graffer directement, sans craindre de dénaturer cette ville au charme pittoresque. Malgré ces nombreux avantages, ce matériau possède un point négatif : il se décolle facilement. 

L’ensemble des fresques et des œuvres ont été dévoilé le 6 juillet dernier lors du lancement de ce festival. Cependant, avec les intempéries de cet été, forts vents et pluies, le plastigraff n’a pas tenu le coup et quelques œuvres se sont malheureusement dégradées prématurément. Du coup, tu imagines bien que je n’ai pas pu toutes les voir à temps, mais, il semblerait que j’ai pu découvrir les plus importantes.

Le circuit

Long de 3 km, un circuit permet de découvrir la ville d’un nouvel œil avec ces toutes nouvelles imposantes fresques. Tantôt caché dans un coin de mur ou attirant immédiatement le regard, c’est une partie de cache-cache qui débute pour ces escapades urbaines.

Mais on y retrouve qui ? Des artistes français mais aussi internationaux tel qu’Horor, Kaldea, Xkuz &Gunt, Zosh-SNSA-Kzper, Jomad, Flow, Fluide(2Fluid), Stom500, San & Saint-Loup, Heol, Kalouf, Jackson KS, Vizion, Zoyer, Swit, Emoy & Smo, Doudoustyle, Mo2, Caser One, Ezra &Kaz, Djalouz – Pesaca – Caligr, et Zdey. Bref, du beau monde, mais surtout des fresques sublimes. Je te laisse le soin de découvrir ça tranquillement, avec ces quelques photos.

Comme a chaque fois, les festivals orientés street art font réagir : certains sont outrés d’autoriser des artistes de « dénaturer » autant le paysage urbain pendant que d’autres adore le concept. Morlaix ne fait pas exception à la règle.

Pour ma part, je trouve que ce circuit permet de redécouvrir cette ville et d’embellir autant les oeuvres que les murs de la ville. C’est l’occasion de redorer l’image de la ville, la rendre plus attrayante, dynamique et coloré.

La seule chose que j’attends maintenant, c’est de savoir si une édition 2020 sera prévu, car oui, je l’attends de pied ferme (Zag et Anje, j’ai hâte d’avoir une réponse positive de votre part, s’il vous plaaaait, ahah).


Alors, tu as pu y aller toi ? N’hésites pas à me le dire en commentaire et à me donner l’oeuvre ou l’artiste que tu as pu découvrir !

Sinon, j’espère t’avoir donné envie de (re)découvrir la ville, ainsi que ces nombreux artistes talentueux.

Je te laisse à tes occupations et je te souhaite vraiment de passer dans le Finistère pour se perdre dans les ruelles de la ville.

 

En attendant, prends soin de toi,

Kenavo, 

Margaux

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